🇪🇸 L’Espagne se rapproche-t-elle du niveau 4 de la civiphobie ?
Nous sommes extrêmement préoccupés par ce qui se passe sur les réseaux sociaux. Les gens savent reconnaître les discours racistes. Ils savent que certains propos peuvent être qualifiés de racistes et avoir des conséquences. Mais qui connaît la civiphobie ? La civiphobie : le rejet, l’hostilité ou la méfiance entre citoyens d’un même pays en raison de leurs différences linguistiques, culturelles, religieuses, régionales ou d’origine ethnique. Aujourd'hui, de nombreuses vidéos et publications circulent sur les réseaux sociaux et opposent des citoyens d'un même pays. Et le plus inquiétant, c'est que ceux qui les créent ou les partagent ne savent pas forcément qu'ils participent à un phénomène de civiphobie. Et ceux qui les regardent ne savent pas forcément non plus comment reconnaître ou dénoncer ces contenus. Des mots. Des phrases. Des insultes. Des paroles qui peuvent sembler anodines à celui qui les prononce, mais qui peuvent faire mal et rester longtemps dans la mémoire de ceux qui les subissent. Et lorsqu'elles se répètent, elles peuvent progressivement transformer des concitoyens en adversaires. 📊 Notre échelle de reconnaissance de la civiphobie ⚪️ Niveau 1 — Cohésion On vit ensemble. 🟢 Niveau 2 — Méfiance On commence à se méfier les uns des autres. 🟡 Niveau 3 — Rejet On commence à s’éviter et à exclure l'autre. 🟠Niveau 4 — Haine L’hostilité devient assumée, organisée et médiatisée. ⚠️ seuil critique : le niveau à ne pas franchir. 🔴 Niveau 5 — Violence généralisée Les citoyens commencent à se battre entre eux. ⚫️ Niveau 6 — Guerre civile Les concitoyens deviennent des ennemis armés. Où en est l’Espagne ? Nous ne disons pas que l’Espagne est en guerre civile. Nous constatons autre chose : certains discours entre citoyens espagnols franchissent progressivement la frontière entre désaccord politique et rejet identitaire. Lorsqu'un Catalan, un Basque ou un Castillan est rejeté simplement en raison de son identité, de sa langue ou de son origine régionale, nous devons nous interroger. C’est précisément ce que notre échelle cherche à détecter avant qu’il ne soit trop tard. La civiphobie ne commence pas avec les armes. Elle peut commencer par les mots. Et lorsque les citoyens commencent à considérer leurs propres concitoyens comme des ennemis, c'est toute la nation qui se fragilise. Notre ligne est simple : On peut défendre son identité sans rejeter celle de son concitoyen. On peut être Catalan, Basque ou Castillan et rester citoyen du même pays. Nos différences ne doivent pas devenir des frontières entre nous. 📊 Pour comprendre notre échelle de reconnaissance de la civiphobie : Vidéo explicative sur YouTube : https://youtu.be/2BdtuYpk0mE?is=Yk2s1pOGaabbQOlA Vidéo sur X : https://x.com/stopciviphobia/status/2039483221067354343 Stop à la civiphobie.
P.A
8/22/20261 min read
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